Hola ! Comment ça va ? Toujours pas fondu avec cette chaleur ? Ici à Clermont-Ferrand, nous sommes actuellement en train de nous dessécher. Et qui dit chaleur dit nudité et qui dit nudité dit EFFEUILLAGE BURLESQUE (quoi « non » ? Faites un effort, j’ai pas trouvé de meilleure transition…).

Bref. Comme vous l’avez compris, je suis ultra contente de vous retrouver aujourd’hui pour cet article ambiance froufrous et cabaret ! En effet, il y a quelques jours, j’ai eu la chance d’aller à une initiation effeuillage burlesque organisée par l’association LGBT+ de ma ville en compagnie d’une amie et je ne pouvais tout simplement PAS ne pas vous en parler !

Déjà, parce que cette initiation a été une expérience vraiment géniale pour moi mais aussi ça me permet d’introduire une thématique qui sera volontairement très récurrente sur mon blog : le bodypositivism et l’acceptation de soi ! Deux choses qui me tiennent très à cœur et dont j’ai très hâte de parler ici (patience, des articles arrivent bientôt !).

Bon déjà, avant de commencer ma petite histoire, je pense qu’il est de mise de vous parler un peu du burlesque. Pour être honnête, je pensais que tout le monde en avait déjà vu au moins une fois, vous savez Moulin Rouge, Le plus grand cabaret du monde avec Patrick Sébastien (oui, on ne juge pas, chacun.e ses références après tout)… Et finalement, c’est en évoquant le sujet avec mon copain que j’ai compris que… Non, en fait. C’était peut-être pas très clair pour tout le monde. « C’est quoi le BURRRlesque ? Ça a l’air d’être bourrin un peu non ? C’est un sport de combat ? »

Non, pas exactement.

Pris dans le sens américain du terme, le Burlesque est un divertissement mêlant cabaret coquin et comédie légère qui connut ses heures de gloire à la fin du XIXème siècle dans les cabarets parisiens puis aux Etats-Unis jusqu’aux années 60 avec l’âge d’or Hollywoodien puis le règne de la pin-up. Remis au goût du jour dans les années 90, il devient un mode d’expression alternatif, une révolte artistique célébrant des formes de beauté différentes. Le burlesque est aujourd’hui pluriel mais toujours féministe avec des performances esthétiques, comiques ou engagées. Spectacle d’effeuillage avant tout, il met en scène des femmes, des hommes et autres genres jouant de leurs formes avec glamour et second degré.

(Merci http://www.cabaret-burlesque.com/ pour cette définition !)

L’univers burlesque et pin-up, ça m’a toujours attiré. D’ailleurs, comme je vous l’avais raconté dans cet article, mon ancien blog s’appelait Poulpinup. Je crois que tout est dit ! Du coup, quand la présidente de l’association LGBT clermontoise dont je fais parti m’a invité à cet événement sur Facebook, je n’ai pas hésité une seule seconde : j’ai cliqué sur « Participer ». Et, dans la foulée, j’ai invité une amie qui a bondit de joie, très attirée par ce genre d’univers également.

Vous savez, peut-être que c’est un de mes plus gros problèmes : m’engager sur un coup de tête (et être tête en l’air). Je l’ai compris quand, la veille au soir, j’ai enfin jugé ça pertinent de jeter un œil dans la description de l’événement et que j’ai vu le dress-code pour l’après-midi.

• Robe s’enlevant par le haut

• Ou chemisier-jupe

• Talons confortables

• Deux paires de soutien-gorges ou des caches tétons

• Bas -si possible, pour se sentir plus confiant.e et sexy

Vous ne me connaissez pas encore donc je pense que vous n’arriverez à saisir le potentiel comique de la situation. Laissez moi vous expliquer : MA GARDE ROBE N’EST PAS UNE GARDE ROBE. C’est une armoire où se trouve jeans troués, t-shirt de groupes et pulls/sweat oversize dans lequel mon 1m60 les bras levés se perd comme une miette de pain dans le cosmos (c’est beau).

Pour Noël dernier, j’ai demandé une magnifique paire de Dr Martens Tortues Ninjas. Et je les aime d’un amour incroyable.

Autant vous dire que, bon, bah pour le dress code, c’était pas vraiment ça.

Je commençais déjà à imaginer la scène : moi, en train d’expliquer à des personnes perçues comme nanas en super jolies robes que je pourrais pas faire l’atelier parce qu’avec mon t-shirts trop grand et mon jeans dont le bouton s’était barré (l’été, le chocolat, tout ça)… Bah je me sentais aussi sexy qu’une otarie échouée sur un rocher.

Bref, c’était la panique.

Enfin ça c’était jusqu’à ce que je réalise dans un moment de lucidité que ma maman m’avait filé un sac de vêtements dont elle ne voulait plus pour que je les vende sur internet (est ce que vos parents vous exploite systématiquement vous aussi quand il s’agit d’internet ?).

C’est là que j’ai trouvé le St-Graal : un chemisier blanc, une jupe crayon noire un peu courte et des talons hauts. Ma mère fait la même taille que moi, exactement. Et nous avons la chance d’avoir à peu près la même morphologie. Le problème était donc réglé.

J’avais l’impression d’être Miranda la secrétaire cochonne des porno 90’s mais je me sentais relativement bien, sexy. Je me suis même demandé pourquoi je ne m’habillais pas comme ça plus souvent. Question auquel j’ai trouvé la réponse au bout de 20 minutes de regards insistants dans la rue et 3 mecs bourrés qui sont venu se coller à moi pour me faire des réflexions désagréables (mais ça, je pense qu’on y reviendra dans un prochain article).

Cet épisode désagréable passé, nous sommes arrivées, mon amie et moi, un peu à la bourre mais grandement satisfaites d’être enfin à l’atelier.

L’atelier était en non mixité, c’est à dire qu’il n’y avait que des personnes se considérant comme femmes. Nous étions peut-être 5 ou 6, avec la prof (GingerFromVenus), ce qui instaurait de base un climat de confiance, intimiste. Sur un des canapés, se trouvait des boas en plumes et des gants. Sur la table, un poste de radio et quelques Cds. Après une brève introduction sur l’histoire du burlesque, on a commencé avec le premier exercice.

C’était assez basique, juste déambuler sur des talons histoire d’apprendre à se sentir à l’aise avec. J’ai l’habitude de porter des talons, mine de rien, donc ça ne m’a pas vraiment posé soucis. Quand Ginger tapait dans ses mains, nous devions nous arrêter et prendre une pose. Au début, c’était assez gênant. Personnellement, je suis quelqu’un d’assez… Timide. Enfin, réservé.e. Je n’ai jamais aimé les cours de théâtre du collège parce que justement, je n’aimais pas avoir les regards sur moi. Mais au bout d’un moment on s’est toutes prises au jeu.

Ensuite elle nous a apprit a jouer avec un boa puis des gants. Elle nous a montré comment les enlever sensuellement, quelles postures adopter pour mettre en valeur les courbes du corps. Enfin, elle nous a montré comment enlever nos vêtements, toujours dans cette même sensualité, exercice qu’on devait reproduire ensuite plusieurs fois.

Dis comme ça, ça peut laisser frileux.se mais l’ambiance qui se dégageait de cet atelier était incroyable. J’avais déjà participé à un atelier de confiance en soi grâce à cette association également et je ne me suis jamais sentie aussi bien que dans ce genre d’espace. Il y règne une bienveillance concernant le corps assez magique : que vous soyez mince ou gros.se (et j’emploie ce terme sous son aspect militant), jeune ou âgé.e, le cours vous est parfaitement destiné. Je ne me suis pas sentie une seule fois mal à l’aise avec ma nudité, rien est imposé de toute façon : au début de l’atelier Ginger nous a bien fait comprendre que nous étions libre de nous arrêter et de reprendre les exercices quand on voulait, sans devoir fournir aucune justification, sans craindre un quelconque jugement extérieur.

C’était vraiment une bonne expérience, que je conseille à 100%. J’en suis sortie beaucoup plus confiante et sereine. Oui, mes hanches bien rondes et mes fesses assez imposantes pouvaient être sexy, je pouvais être sensuelle. Derrière cet atelier, c’est tout un processus d’acceptation de soi qui se met en place, de réappropriation de son corps. C’était vraiment rafraîchissant et bénéfique. Point de vue entièrement partagé par mon amie qui était aux anges !

Si vous avez l’occasion, je ne peux donc que vous conseiller l’effeuillage burlesque ! Et si jamais vous avez déjà participé à ce genre d’atelier, n’hésitez pas à laisser vos témoignages positifs (ou négatifs), ça m’intéresse.

Sur ce je vous dis à samedi prochain,

Des bisous, si consentis,

Karma

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