Yo bande de petits pois ! Inauguration de ce blog tout beau tout propre (enfin presque) avec un article qui me tient particulièrement à cœur : pourquoi faire le choix de faire une pause dans ses études (note : je boude personne hein, si vous êtes pas/plus étudiant.e, pas de panique, je pense que mes conseils, dans leurs grandes lignes peuvent aussi s’appliquer avec « quitter son job », « faire une pause dans son couple », « abandonner ses enf… » bon ok, je vais trop loin)). J’avais très envie de commencer par ça parce que c’est un problème que j’ai récemment rencontré et que ce choix a complètement bouleversé ma vie pour le coup. Je sais que c’est pas vraiment facile comme décision. Dans un monde où il faut faire de l’argent vite et où la situation étudiante est de plus en plus précaire, faire une pause est vraiment mal considéré (voire pas considéré du tout). Du coup j’avais bien envie d’envoyer mes petits ondes positives à ce sujet, ayant eu une expérience favorable de la chose.

BREF.

Si vous me suivez depuis peu, vous aurez remarqué que l’article à changer de tronche et qu’il était déjà disponible il y a une semaine sous une toute autre forme. En effet, je suis en phase de tâtonnements et d’ajustements donc c’est un peu le flou bloguesque en ce moment, tant sur la forme que doit prendre Kill Karma que sur le fond. Si bien qu’en relisant ce que j’avais fait une semaine auparavant, je n’étais plus du tout satisfaite du résultat (oui normalement ça se fait pas, j’aurais du faire un brouillon, prendre le temps avant de poster tout ça MAIS, déjà, d’une, je fais ce que je veux et de deux, c’est moi le roi, je fais que c’que j’veux oh.).

Cela étant dit, j’arrête là ma petite note rédactionnelle pour vous laisser avec le vrai contenu (2.0 du coup)  : « Pourquoi faire une pause dans ces études c’est bien ? »

1. Ça permet de comprendre pourquoi on avait besoin de cette pause

Oui, vous allez me dire « Ok, ça commence bien, il est tout pété ton argument » eh bien, attendez, je vais vous expliquer (comment je me la joue hé !). Imaginons : vous étudiez l’Histoire à Nantes et votre premier semestre se passe plutôt pas mal quand tout à coup : boom. C’est la chute. Les résultats des premiers partiels tombent et le deuxième semestre se passe comme un week-end rando chez Tata Odile, il ne se passe pas. Vous vous rendez compte que vous avez envie de prendre une pause.

Ok, mais, pourquoi au fait ?

L’envie de prendre une pause, ça peut être le résultat de tout un tas de facteurs : la matière ne vous plaît plus finalement, Nantes ça vous déprime comme ville, vous pensiez avoir réussi vos partiels et c’est la déception donc vous vous sentez démotivé.e… Ça peut être passager aussi, comme le temps gris qui vous mine. Mais des fois, c’est beaucoup plus vicieux et la situation mérite de s’y pencher beaucoup plus. Dans mon cas, j’adorais la psychologie (et je n’envisageait pas de quitter Clermont-Ferrand) et pourtant impossible de me mettre à bosser. Je me sentais lasse, moche, fatiguée et préoccupée. Bref, j’avais pas la tête à ça. Au début, j’avais du mal à comprendre pourquoi je faisais un tel blocage. Après tout c’était d’une logique implacable : j’étais passionnée par le sujet, je devais être au taquet. C’est en prenant une pause que j’ai mis le doigt sur un problème que je n’avais pas considéré :

Ma vie puait.

Le problème ne venait pas de mes études en elles-mêmes mais plutôt de mon environnement de travail et de mon épanouissement personnel. Une relation de couple qui n’allait plus, une vie sociale inexistante, pas assez de choses qui me stimulaient… J’avais beaucoup trop de soucis en tête et pas assez d’énergie pour mener une bataille sur tous les fronts. Chose que je n’avais pas du tout pris en compte, engluée dans ma routine : fac, tentative de révisions, disputes, dodo mais qui est devenu limpide quand je me suis dit « Stop, c’est quoi le problème ? Est-ce que tu es heureuse là ? »

Comprendre pourquoi on a besoin de cette pause, c’est presque aussi bénéfique que la démarche de prendre cette pause finalement.

2. Pour prendre le temps de vivre autre chose

La fac, je pense qu’on est tous et toutes d’accord pour dire que : OH MON DIEU CA PREND DU TEMPS. Eh oui, la fac, c’est jamais réellement terminé, en fait. (J’exagère pas, je peux même pas mettre ça sous le coup du trajet, j’habitais à 5mn à pied de mon université.). Que ce soit les cours, l’administration à gérer (coucou les bureaux ouverts de 14h à 14h30, oui, on pense à vous), les bourses, le travail à fournir à côté, ce n’est JAMAIS fini. Et même quand vous avez l’impression que tout est ok, que vous avez de l’avance sur votre boulot (ce qui n’arrive jamais, parce qu’un.e étudiant.e reste un.e étudiant.e faut pas déconner), eh bien : non. Parce que vous aurez toujours cette vieille impression d’en avoir pas fait assez, d’être à la bourre… Que du bonheur quoi. Du coup, pour les personnes les plus sérieuses d’entre nous, la fac, ça devient vite carrément un mode de vie… Et c’est pas hyper pratique pour vivre des trucs épanouissants.

Faire une pause, c’est prendre le temps de souffler et d’envisager des choses auxquelles on n’avait pas forcément pensé. Ou qu’on pensait impossible car demandant trop de temps. Voyager est un exemple parfait : purement et simplement incompatible avec des études (sauf ERASMUS etc. mais c’est un autre sujet) mais pourtant très enrichissant sur le plan personnel. Pour ma part, étant loin d’avoir les moyens, voyager était hors de question, mais très vite je me suis tournée vers quelque chose qui m’attirait pour m’y consacrer davantage : le bénévolat. Ce qui m’a permis de rencontrer tout un tas de gens très chouettes et de renforcer mon militantisme (entre autre, les avantages du bénévolat, ça pourrait faire limite un autre article).

Puis, quelque chose de très concret : ça m’a également permis de voir mes ami.e.s plus souvent. Et, du coup, de fil en aiguille, de m’en faire d’autres. Ce qui n’était pas une mauvaise chose puisque mon coup de mou venait d’une vie sociale pas assez stimulante. Même chose pour ma famille. J’ai des valeurs familiales très fortes et pouvoir leur donner du temps sans remords était quelque chose de très important pour moi. Tout ça a contribué à mon épanouissement. J’ai pu me lancer dans des projets (Kill Karma en fait partie), faire des sorties, développer mes centres d’intérêt.. Bref, j’ai pu me sortir de mon quotidien un peu fade.

3. Donner du sens à ce qu’on fait

Dans mon cas, ma pause était plus psychologique que factuelle : je ne pouvais pas me passer de ma bourse d’étude donc je me suis inscrite en deuxième année avec l’idée que c’était une année « à blanc ». Je suis partie du principe que je me rendrais qu’aux cours qui pourraient m’intéresser, laissant de côté ceux qui me plongeaient dans un état psychologique proche de chaos (salut la biologie, tu vas bien ?). Durant cette fausse année, j’ai eu la chance d’avoir une option d’exploration professionnelle plutôt conséquente. Ça m’a permis de réaliser autre chose de très important :

En fait, j’étais démotivée également parce que je savais pas pourquoi je faisais ça.

Ça peut paraître un peu nul mais, c’est vrai. J’aimais la psychologie oui, et après ? J’avais pas grand chose de concret derrière, pas de raison de me lever chaque matin (oui, parce que tout le monde sait qu’on se lève tous les matins et se disant « Aujourd’hui je me lève parce que c’est mon devoir de travailler pour contribuer à faire de ce monde, un monde plus beau. JE VAIS DEVENIR LA MEILLEURE ASSISTANTE SOCIALE DE TOUS LES TEMPS !!!! » (oui, un peu comme Naruto et son rêve de devenir Hokage… vous voyez le truc)).

J’ai donc profité de ma pause pour me concentrer sur l’après études. Faire des recherches, que ce soit dans ma filière (psycho) et ailleurs aussi. Je me suis demandé si, finalement, mes études me permettrait de faire quelque chose que j’aimerais à long terme. Si elles cadraient avec le mode de vie que je voudrais avoir plus tard. Tout un tas de choses que j’avais négligées finalement, la tête dans le guidon.

J’ai donné du sens à ce que je faisais, tout simplement. Grâce à ça, je sais maintenant vers quoi je me dirige : un job dans la protection de l’enfance. Thématique qui m’a toujours tenu très à cœur au final. Parfois, cette élaboration de projet professionnel se satisfait de quelques recherches sur Internet. Parfois, elle demande un certain temps pour mûrir, exige l’acquisition de nouvelles expériences humaines ect.

Dans tous les cas, prendre du temps pour creuser cette question, c’est plutôt pas mal pour repartir du bon pied.

5. Pour se découvrir soi-même

Il y a une citation qui met met toujours un peu le seum et que je connais pas au mot près mais que je vais partager quand même : on est la seule personne qu’on aura pour obligation de supporter du début jusqu’à la fin donc autant s’aimer (ou du moins, essayer).

Pour faire écho au début de cet article : avec ma relation pas très intéressante et mon cadre de vie nul, bah, je m’aimais pas trop. D’autant plus que mon incapacité à bosser noircissait encore plus le tableau. Du coup, j’étais pas trop pote avec moi. En fait, je me connaissais pas vraiment. Bon, ce serait mentir que de dire que mon travail d’acceptation de ma propre personne s’est fait uniquement grâce à l’arrêt (symbolique) de mes études. En fait, il est surtout venu du fait qu’en me séparant de mon ex, j’ai du habiter toute seule dans mon propre appart pour la première fois. Ceci entraînant cela, j’ai boosté ma confiance en mes capacités à me débrouiller toute seule (non je n’étais pas qu’une andouille incapable de faire quelque chose de ses dix doigts, j’arrivais à ouvrir ma bière avec une petite cuillère !).

Cependant me découvrir et, par la même occasion, apprendre à m’aimer, aurait été impossible si je n’avais pas eu le temps d’essayer des activités nouvelles. Si je n’avais pas eu le temps et les ressources mentales disponibles pour me faire sortir un tant soit peu de ma petite zone de confort. Pour ma part, j’ai toujours eu un goût assez prononcé pour les activités manuelles et artistique. Mais j’étais une véritable catastrophe. Du coup, je me lançais rarement (parce que je suis du genre maladroite et ramasser/nettoyer mes bêtises, bah ça prenait un temps que j’avais pas).

Avec cette pause, j’ai repris plaisir à me dire « Bon, ok, aujourd’hui la mission c’est de faire ce que tu as envie. »

Dessins, peinture, écriture, origamis… Mais aussi lire, mater des films… Faire ce dont j’avais envie c’était aussi me découvrir (je vous assure, avec mon naturel impatient, je me serais jamais douté que j’aimerais faire des origamis… Maintenant j’en ai une petite collection qui trône fièrement sur mon étagère <3).

Prendre du temps pour soi c’est prendre du temps pour SOI. Et vous êtes votre meilleur allié.e, votre meilleur.e partenaire.


Voilà, je crois que j’ai fait le tour des points que je voulais aborder. Je pense qu’il y a encore de nombreux bénéfices à faire une pause quand on en ressent le besoin. S’écouter, ça reste la base de tout. Je reste consciente que ce n’est pas quelque chose de possible pour tous et toutes. Si jamais vous en avez envie et que ça reste inenvisageable, vous avez mon soutien. Je ne saurais que vous conseiller de quand même garder ces points en tête pour les creuser entre deux révisions. Je vous envoie force et courage, vous êtes les meilleur.e.s de toute façon.

Pour les autres pour qui c’était en questionnement, j’espère que cet article vous aura plu et vous aura conforté (ou pas) dans votre choix.

Je serais ravie d’avoir vos retours et propres expériences en commentaire ! En attendant, je vous laisse, on se retrouve samedi prochain !

Bisous – si consentis

Karma

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